Le voyageur nonchalant

Je me dois bien d’écrire à nouveau sur ce blog de voyage pour vous partager une (courte) lecture.

Le temps du voyage. Petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l’étape. Patrick Manoukian, éditions Transboréal, 89 pages, 2011.

Je l’ai enfin trouvé (dans la librairie place Charles Albert à Sallanches !) après plusieurs années dans ma to read list !

Il fait partie d’une collection d’essais sur le voyage (Petite philosophie du voyage) à travers une thématique particulière à chaque ouvrage : surf, géologie, alpinisme, train, vélo ou même ânes ou vin.

L’auteur, grand voyageur et journaliste explique sa préférence de l’étape à l’itinéraire, du temps à l’espace. Il se dit voyageur nonchalant, qui prend le temps de faire des siestes sur un sofa par opposition au voyage pressé qui ne fait que passer sur chaque site.

La différence, c’est le partage, l’envie que le voyage ne soit pas seulement un passage d’un individu dans la vie d’autres individus, aussi respectueux soit-il, mais un échange de temps et d’émotions entre gens qui se rencontrent.

Pour favoriser cela, il donne ses astuces que je reproduis ici, les illustrant par mes exemples de voyages, plus ou moins nonchalants :

  • « Si vous le pouvez, ne laissez pas l’échéance du voyage déterminer vos étapes et ne préparez l’étape suivante que si le désir de quitter la précédente s’impose doucement à vous. » Pour un voyage transsibérien, il faudrait donc n’acheter qu’un seul billet à la fois, dans la ville que nous aurions parcourue à notre envi.
  • « Prenez l’habitude de vous asseoir à côté des gens plutôt qu’en face d’eux ». Cela pourrait être un paysage, un coucher de soleil, un concert, un spectacle, sans zone réservée aux touristes notamment ! Nul besoin de parler, juste de partager !
  • « Faites vôtres certaines de leur préférences et défendez-les avec eux ». Aller voir un match par exemple et soutenir leur équipe, ou leur comparsa de carnaval !
  • « Apprenez quelques gestes quotidiens à partager en toute complicité » comme cebar el maté à celui qui conduit.
  • « Choisissez de vivre des rencontres plutôt que de voir des choses » comme perdus dans l’alpage de Llampararan, où il n’y avait pas mieux à faire que de réellement écouter la vie de berger, tant distante de la nôtre !

Plus faciles à lire qu’à faire, mais j’espère que ces conseils pourront inspirer le petit ou grand voyageur qui est en vous !

Puissiez-vous voyager en paix !!

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Le petit miracle.

Lâcher-prise, spontanéité et absence de jugement : les 3 piliers de l’improvisation théâtrale. Je vous partage pourquoi Odile Cantero (à voir, notamment à Lausanne !) aime initier les gens à l’impro et pourquoi j’aime en faire…

Odile Cantero

J’aime donner des ateliers d’improvisation. J’adore ça, mais je dois dire que ceux qui me font le plus d’effet sont ceux avec des participants qui n’ont jamais fait d’impro. Initier des gens à l’impro. Quel luxe.

Tu rentres dans la salle, ils sont tous collés au mur de la peur. Tu finis le cours, ils te demandent s’il existe des cours réguliers avec de la place. Je caricature. Juste un peu. On est pas loin de ça.

Pourquoi j’aime ces initiations et pourquoi ces deux heures donnent souvent envie de plus à certains participants? Grâce à ce petit miracle. Ce moment charnière qui m’indique que je peux lâcher l’échauffement et les lancerdans de véritables improvisations. Cet instant où les mots pipi, caca et vomi font rire le groupe entier. Ah vous la voyiez pas venir celle-ci hein. Pourtant, je ne déconne pas une seule seconde. Je m’explique.

L’un des jeux…

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Je vous présente Goût Nature

Voilà, mon site internet est enfin né… finalement ce fut presque la durée d’une grossesse, pour y réfléchir, rédiger, mettre en place une charte graphique, organiser le nouveau site et y migrer une partie des articles !

Ainsi, un an après ma démission, voici le vrai début de mon entreprise : Goût Nature (comme les yaourts). Je compte y faire de l’animation, de la formation et de la médiation autour du jardin, de l’environnement, de l’alimentation.

Rendez-vous sur goutnature.re pour plus d’infos et abonnez-vous à mes articles si vous le souhaitez !Logo Goût Nature

Ce blog perso (ici même) sera utilisé pour les voyages et les réflexions personnelles. Tout ce qui a trait à l’écologie migre sur Goût Nature, pour des articles, pensées, propositions. Et rendez-vous sur Facebook (Goût Nature Réunion) pour davantage d’actualités et de photos !

Merci de votre fidélité !! ❤️

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Révolutionnaire, le bullet journal ?

Vous avez peut-être entendu parler du bullet journal sur internet, assez populaire sur les sites de coaching, les blogues de freelance et… les magazines féminins. Son succès est assez paradoxal, à l’ère du numérique et du téléphone intelligent, car il s’agit d’un système d’organisation professionnelle et personnelle avec un carnet et un stylo ! Lire la suite

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Souvenirs sensoriels du Québec

Lors de mon stage chez Croquarium, j’ai appris à considérer chaque aliment via les perceptions de mes 5 sens.

Alors pour vous livrer un tableau synthétique de mon séjour, j’ai essayé d’appréhender les lieux que j’ai connus avec mes 5 sens. Ces lieux sont la ville de Sherbrooke, la région de l’Estrie et le Québec en général. 

Pour moi Sherbrooke, c’est :

  • L’odeur du café, car il y a de nombreuses torréfactions dans le coin. Il me semble que les Québécois sont de grands amateurs de café, qu’il soit en version filtre illimitée dans les cantines ou latte dans les petits bistrots.
  • La vue des briques rouges, prépondérantes dans cette ville fondée par les loyalistes au Royaume d’Angleterre venus des États-Unis fraîchement indépendants
  • La saveur du vinaigre (blanc !) sur les frites, habitude assez commune ici mais que je ne vais pas ramener (ça ramollit les frites !)
  • Le bruit des trains de marchandises traversant la ville plusieurs fois par jour. La topographie de Sherbrooke amplifie ce son et l’amène dans tout le centre-ville, tel les cloches de l’église scandant les heures.
  • Le toucher d’une belle accolade entre amies ! Je trouve les Québécois pas forcément plus tactiles que nous mais à meilleur escient ( moins de bises à tout va mais plus d’embrassades envers les amis chers)…

Pour moi l’Estrie, région de Sherbrooke et voisine des États-Unis, c’est :

  • l’odeur de la mouffette (putois) qui vous prend au nez sur votre parcours à pied ou en voiture
  • la vue des vaches dans les prés vallonnés (ailleurs les vaches laitières ne sortent pas)
  • la saveur des asperges et autres bonheurs du printemps
  • le clapot des quelques vagues sur le rivage d’un lac
  • le toucher de l’herbe fraîchement et parfaitement tondue, dans tous les parcs, avants de maison ou carrefours routiers. Cette psychorigidité est sans doute également héritée des loyalistes car elle n’est pas si forte ailleurs dans le Québec.

Et enfin le Québec de mon point de vue, d’ouïe, de gustation, etc. c’est :

  • l’odeur du fumier épandu dans les champs, le Québec étant un grand pays agricole 
  • la vue du fleuve Saint-Laurent, aussi diversifiée qu’elle peut être 
  • la saveur de l’érable, sans doute, mais tant d’autres !
  • le bruit du fromage en grain dans ma bouche, un intense skouik skouik qui va tant me manquer
  • le toucher humide et frais d’un verre de bière de microbrasserie

En détaillant ces tableaux sensoriels, je me suis dit que cela était très réducteur mais aussi saisonnier…

Il va falloir je revienne à l’automne pour les couleurs (des arbres) et en fin d’hiver pour le temps des sucres (d’érable) !

En attendant, je suis curieuse de lire d’autres tableaux sensoriels de par chez vous ! Ou vos souvenirs sensoriels du Québec !!

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À la recherche du point S…

… ou l’importance de retrouver ses sensations de faim et de satiété.

En stage chez Croquarium, j’ai l’occasion d’entendre beaucoup parler d’alimentation et de m’interroger sur mes comportements alimentaires. Je vous partage une de mes interrogations sur cette (mauvaise?) éducation alimentaire et une (nécessaire?) rééducation de la plupart des adultes… Lire la suite

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Les 10 fonctions d’un jardin potager

Forte de mes visites et rencontres à La Réunion, en métropole et au Québec, j’ai voulu lister les différentes fonctions d’un jardin. Lire la suite

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Mon stage. III-Des jardins éducatifs

Mon stage chez Croquarium, c’est aussi mettre en place, animer et réaliser le suivi de jardins potagers, en garderies, écoles primaires, dans les quartiers et au sein de structures communautaires, accueillant par exemple des adultes handicapés.

C’est l’occasion de voir une petite fille s’exclamer devant toutes les racines d’un plant de tomate à rempoter, de voir un petit garçon se jeter dans le bac de terre ou encore qu’une personne âgée nous raconte ses souvenirs de jardinage avec sa mère, qui plantait elle aussi des cerises de terre (physalis).

Animer autour d’un jardin, c’est un moment toujours intense en émotion et en (re)découvertes !

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Mon stage. II- De l’éducation au goût

Pas facile de parler d’éducation au goût et de faire comprendre en quelques mots ce que les ateliers du goût représentent…

Je vais essayer de vous en décrire les grands principes et puis, un jour, je vous le ferai sans doute en vrai. Car l’éducation sensorielle à l’alimentation se fait à tout âge et pour tout public !

Education sensorielle

Si on parle du goût, on parle surtout d’apprendre à goûter, à déguster n’importe quel aliment, comme un oenologue. Et cela se fait avec les 5 sens. Pour les enfants, c’est leur nommer l’ouïe et leur faire imiter le bruit d’une pomme, d’une carotte ou d’une banane que l’on mange. Avec les adultes, c’est leur rappeler que manger produit des sons et qu’ils peuvent nous mettre en appétit, ou pas !

Education expérientielle

Les enfants n’aiment pas les pommes parce qu’elles sont riches en fibres ou apportent des sucres. Ils les aiment car elles sont colorées, parfumées, croquantes, juteuses ou sucrées. Et puis quelques uns ne les aiment pas et c’est bien aussi !

Croquarium met en avant l’expérience comme moyen d’apprentissage et favorise le sensoriel au cognitif. Et comme tous les goûts sont dans la nature, il est important d’accueillir et de respecter les variations de perceptions et les préférences et dégoûts de chacun. L’objectif d’un atelier du goût n’est pas que tous les enfants aiment le brocoli, mais que chacun l’ait exploré avec tous ses sens. C’est un chemin vers l’affirmation de soi et le respect des différences.

Education qui se veut dans le plaisir

Pour que cette expérience soit concluante, elle doit être faite dans un contexte agréable : calme, confiance, temps… Souvent l’inverse de la restauration scolaire !

L’exploration des aliments doit rester ludique et plaisante. En aucun cas les éducateurs du goût favorisent un aliment ou en critiquent un autre. Ils contribuent seulement à élargir la culture alimentaire de chacun.

Seule importe la perception sensorielle de chacun, et il n’y a pas de jugement à porter là-dessus !

Croquarium Lac Megantic

Sieur de Petit Pois et Dame Romaine après une animation à Lac-Mégantic, avec la lauréate du concours de dessin !

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Mon stage. I- De l’éducation 

En stage à Croquarium depuis près de deux mois, je me dois de commencer à décrire ce que j’y fais ! Globalement, je me forme à l’éducation au goût et aux jardins éducatifs… Explorons aujourd’hui le mot éducation avant de détailler ces deux thématiques.

J’ai lu récemment l’étymologie suivante : « Éducation vient du latin educare qui signifie redresser ce qui est tordu et mal formé… » Déprimant, non ? Et la rééducation, serait-elle le retour à la droiture pour un membre ou un comportement déformé ? En lisant cette signification, je pense aux jambes de Forrest Gump…… et j’espère que cette éducation est aujourd’hui révolue.

Cette étymologie du mot éducation me gêne car elle semble conformer les individus et les étirer tous dans le même sens.

Heureusement, Wikipedia via le Gaffiot donne une étymologie plus appréciable : « éducation serait directement issu du latin educatio, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, « hors de ») : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant) ».

De ducere on a gardé viaduc, aqueduc, oléoduc ainsi que « Il Duce », le guide en italien. Et la fonte « ductile » de nos bouches d’égouts !

Peut-être ne regardez-vous pas les inscriptions sur le sol, ou n’aimez-vous pas le latin… Quoi qu’il en soit, me voilà rassurée : l’éducation, c’est faire pousser, faire s’élever et se développer !

Cette définition me fait davantage penser à ça :

Quoi de plus logique alors que d’éduquer via le jardin ?

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