Bouffer des kilomètres

Me revoilà sur la route et sur le chemin de fer, seule cette fois-ci. Depuis le Kirghizstan, on a laissé petit à petit les amis reprendre leur avion (non sans craintes pour ceux qui prenaient Ukrainian Airlines vers Kiev…) pour ensuite reprendre leur vie normale, ce qui s’avère apparemment assez pénible, et c’est là où je mesure ma chance : ce moment est encore franchement loin et je pense qu’à force de kilomètres, de solitude et de réflexion, j’en aurai hâte.

Le Kirghizstan aura été une belle découverte, pour les paysages mais aussi pour ces pays qui ont une réelle culture de l’échange, commercial, mais pas que. Cela donne envie d’entreprendre la route de la soie, même si cela ne semble pas aussi simple dans certains autres pays « en -stan » (par exemple impossible de rentrer dans un des pays en tant que femme seule notamment). Le bazar de bishkek, plus grand bazar de l’asie centrale, nous a donné une première impression d’ancienne et actuelle plaque tournante, mais la ville semble culturellement et historiquement moins intéressante que Samarcande par exemple.

Xavier nous a fait ensuite visiter sa ville : Almaty, ville d’origine de la pomme (ah bon c’est pas la Normandie ?) qui me plaît bien car il y a les montagnes. C’est un peu le Grenoble kazakh, avec la pollution et le climat grenoblois, mais la corruption en plus. Cela étant, quand la corruption et les combines peuvent vous arranger la vie, c’est pas mal ! Vous noterez notamment qu’on peut toujours trouver des places de train dans un train complet.

Après ces péripéties de billet de train (et aussi de visa non enregistré, mais cette péripétie ne m’a coûté que des yeux de biche étrangère qui ne comprend rien, sans doute parce que glisser dans un document les dizaines de pièces Tenge et Rouble confondues qui me restaient est moins pratique qu’un billet préparé en avance), j’ai rejoint la Russie en seulement 39 heures de train. C’était chouette et un peu court, je n’ai pas du tout eu le temps de faire tout ce que j’avais prévu ! J’ai quand même fait mon programme jusqu’au 26, date de mon vol Vladivostok-Moscou. Programme que j’ai modifié le lendemain, constatant que j’en ai VRAIMENT marre des villes. Après une visite assez navrante de Novossibirsk et de son musée des beaux arts (je les collectionne depuis saint-petersbourg, ça fait plaisir de recroiser des connaissances comme REPIN, SURIKOV, GHE, ROERICH… à chaque ville russe), j’ai décidé de filer au plus vite vers le Baikal. Julien, comme tu le craignais, Novossibirsk est un gros bloc de béton soviétique, je crois que c’est la plus grande ville de Sibérie avec 1,5 million d’habitants. Et vous savez ce que je commence à en penser, des villes sibériennes : « toutes les mêmes ! ».

J’ai fait tout de même des photos que j’espère intéressantes, notamment sur des contrastes :

– le monument soviétique laïc devant l’église byzantine

– les jeunes skateurs habillés à l’américaine sur le parvis au pied de Lenine

– le kitsh de photos de mariage devant le beau théâtre classique.

Aujourd’hui et demain, je suis à Krasnoiarsk, où je dois composer avec la pluie, que j’avais un peu oubliée. Espérons qu’elle ne me suive pas vers Irkoust et le Baikal !

Publicités
Cet article a été publié dans Russie, Voyages extra-insulaires. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Bouffer des kilomètres

  1. du74au974 dit :

    Au fait, les photos du mariage prises par Lénaïc et mes photos du Kirghizstan sont disponibles sur mon google + dans les liens en haut a gauche !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s