Les affres du voyage

Ça y est, je suis à nouveau dans l’hémisphère sud, 4 mois après l’avoir quitté à La Réunion. Je dois vous avouer que ça a mal commencé l’Equateur et moi :

– Pas possible de retirer de l’argent à la frontière ni à Tulcan donc obligée de taxer 25 centimes de dollars (depuis 2000, l’Equateur utilise le dollar. Lors de la transition, les prix ont quintuplé) pour pouvoir prendre un bus puis de changer des euros dans la rue…

– Personne pour m’indiquer mon arrêt à Otavalo, donc obligée de poursuivre jusqu’à Quito, arrivée tard, sans aucune réservation ni moyen de transport

– Finalement dans un lit pourrave dans le quartier des bars, pas des plus calmes, à minuit.

Bien sûr, il ne faut pas se fier à ses premières impressions, et on a déjà commencé à se rabibocher, les Equatoriens et moi. Mais je dois avouer que ce lundi était UNE BONNE GROSSE JOURNÉE DE MERDE qui survient en voyage et au cours de laquelle on a l’impression que tout va de mal en pis et on attend patiemment le lendemain pour que cela passe.

J’en profite donc pour faire un « top ten » des déconvenues qu’on rencontre en voyage et ainsi rendre raison à mon cher papa qui dit que voyager c’est nul et qu’il convient d’éviter de quitter notre cher département pour ainsi rester convaincu que c’est le plus beau du monde.

1 – Supporter de la musique de merde et des films hyper violents dans les bus

2 – Supporter le sexagénaire veuf et gentil assis à côté de vous dans le bus mais qui vous drague sans désespérer OU la grosse Israélienne pédante mais qui a peur de marcher toute seule dans un parc arqueologique

3 – Payer pour des toilettes parfois sales

4 – Constater qu’il y a quatre pieds de poulet (ou un pied de lama, voir mes aventures précédentes) dans la soupe qu’on a commandé, ce qu’on avait pas prévu

5 – S’endormir dans le bus juste quand c’est beau (ou qu’on croise l’équateur) parce qu’on s’est levé à 6h et qu’on a lutté pour monter dans ce bus

6 – Payer des taxis bien plus cher qu’on ne devrait, car on l’a pris à une heure ou un endroit où on avait pas du tout le choix

7 – Ne pas savoir où on dort le soir, alors qu’en fait il est 23h… ou se retrouver devant la chouette auberge qu’on avait choisie et se rendre compte qu’elle est nulle, qu’elle a disparu ou que les prix ont triplé

8 – Se trimpaller son sac longtemps, craignant parfois pour ses affaires

9 – Ne pas conduire et craindre parfois pour sa vie ou la vie du passant jugé trop lent et jamais prioritaire (spéciale dédicace aux chauffeurs kazakhs !)

10 – Faire répéter 3 fois la même phrase puis laisser tomber sans avoir compris…

En fait, voyager, c’est :

Perdre patience, pour en avoir plus la prochaine fois

Se perdre et douter de soi, pour se réveiller plus fort le lendemain

Être nostalgique de son pays et de ses proches, pour mieux les retrouver ensuite !

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Un commentaire pour Les affres du voyage

  1. Léa dit :

    Bonjour Lucile,
    Je confirme, nous sommes maso mais …. nous vivons intensément chaque jour et les belles découvertes et rencontres le valent bien.
    Léa

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